23 septembre - Prélude agité...

Récit par Seb

Levé à 6h. Trop dur, la nuit a été courte, trop d'excitation, trop mal aux dents... Mais bon, c'est le jour tant attendu, on part avec une bonne marge d'avance, on sait jamais...

6h45. Direction l'aéroport Charles de Gaulle. Bizarre, il me semblait qu'on partait d'Orly... Mais Laura était sûre d'elle quand je lui ai demandé.

Arrivés dans le RER (cool il est direct jusqu'à l'aéroport!), on regarde les billets pour connaitre le terminal. Et là, LA !! Laura se décompose et m'annonce la voix tremblante que le départ se fait de l'aéroport d'Orly !

Panique totale, trop tard, le RER est parti. Une hôtesse remarque notre détresse (on est pas très discrets remarques...) Ca doit être faisable de l'avoir à temps à Orly. Reste une attente interminable qui s'engage entre le temps de trajet jusqu'à Charles de Gaulle puis le retour vers Orly.

Il est 7h15, l'avion est à 10h05. Ca devrait passer. C'était sans compter sur le légendaire RER B.

Dans le sens Roissy-Orly, nous restons bloqués d'interminables minutes, le stress devient insupportable et ça fait une demi-heure que quatre gros beaufs crachent sur les fonctionnaires de la SNCF. Quand ils commencent à lancer des blagues du genre : "imaginent ceux qui doivent prendre l'avion..." Laura craque et les remets à leur place... Les minutes défilent bloqués sur la voie, je commence à ne plus y croire. On se voit déjà à passer les vacances à Paname, les billets ne sont pas remboursables... On repart enfin, encore 13 stations, elle est longue cette ligne B !

Arrivés à Antony à 9h35, il faut encore prendre l’Orlyval. Dans l’urgence on a pas pris de billets à Roissy, et Laura bouscule quasiment un contrôleur pour passer en fraude ! Je la retiens de justesse pour aller prendre des billets. Je retiens le train pendant qu’elle les achètes (tout çà devant les contrôleurs hilares...).

Une fois à l’aéroport, avec l’énergie du désespoir, on court comme des sprinteurs sous amphets. Il est 9h45 passés. On trouve vite fait la zone d’enregistrement. Laura saute littéralement sur l’hôtesse d’accueil chargée des gens à la bourre. Y a déjà des gens devant. Font chier ces putains de retardataires !

Finalement, l’hôtesse, zen, limite blasée (ça doit lui arriver à longueur de journée), enregistre nos bagages après quelques remontrances d’usage.

SAUVES  !!!

On court à la porte d’embarquement où l’hôtesse était au téléphone, en train de nous annuler. On peut dire qu’on a eu chaud.

Le reste du voyage se déroule sans accroc, escale à Madrid, passage à Bogota. 18 heures en tout, ça fait un peu long quand même.

Arrivée à Quito – 22h30 heure locale, 5h30 pour la France continentale. On débarque et récupère nos bagages en 2 min chrono, à peine dans le hall, on nous propose un taxi, 6 $, c’est parti. On a un minibus pour deux passagers et trois chauffeurs... Ca fait un peu flipper Laura qui a trop regardé de film sur TF1. Non ils ne vont pas nous emmener dans un coin glauque pour nous dépouiller, mais bien à la Casa Mario, après une conduite sportive.

L'hôtel, ou plutôt la maison est incroyable, petites chambres sympa, salon, cuisine, salle de bain et le top du top : un jardin tout mignon. On se sentirait presque chez soi. Cette journée termine mieux qu'elle n'avait débutée. Nous sommes à Quito en Equateur.

Conseils aux voyageurs

Hôtel Casa Mario : nickel, pas trop cher, rendez-vous de routards à min de bus du quartier colonial

Taxi de nuit depuis l’aéroport : 6$

S. Froger - L. Le Guen © PreparerSonVoyage.com