Samedi 7 octobre - Du parc d’El Cajas à la côte

Récit par Seb

Ce matin, nous décidons d'aller visiter le parc d'El Cajas, celui-là même qui nous a décidé à faire tout ce chemin, en plus de la réputation de la ville.

On a eu un petit coup de stress niveau argent, puisqu'on a même plus de quoi payer l'hôtel. Heureusement, le distributeur veut bien nous donner quelques billets.

On p'tit dej', on saute dans un bus et hop direction le parc.

Le chauffeur ne semble pas tout à fait comprendre où l'on veut aller. Du coup, il nous lâche au beau milieu de la route, devant un panneau publicitaire du parc...

Raté, c'est pas le bon endroit. Il fait vraiment très froid, il y a beaucoup de vent et on est en plein dans les nuages, donc on voit rien. Ca sent la grosse loose.

On sort nos capes de pluies, on rôde aux alentours pour voir s'il n'y a pas de chemin ou d'entrée cachée. Rien...

On rebrousse donc chemin par la route tous penauds et surtout transis de froid. Au fur et à mesure de notre descente, on s'aperçoit que l'horizon se dégage. Il fait moins froid et la brume fait petit à petit place à un paysage de fou furieux.

Des montagnes aux pentes ondulées et verdoyantes baignant dans la brume.

On est bel et bien dans le parc.

Nous comprenons alors que nous n'avons pas payé les 10€ de droits d'entrée avec cette histoire de bus.

On trouve finalement la fameuse "entrée" qui est située au milieu du parc... Nous feintons le relais touristique pour profiter du parc sans payer cette taxe. C'est po bien !

En fait, il fallait payer à l'entrée (la vraie) du parc, située sur la route en bus ou alors à ce relais d'information touristique, mais au passage du bus, on ne nous à rien demandé puisque le bus ne devait faire que passer à travers le parc pour aller à Guayaquil. Bref, on rechoppe un bus et retour à Cuenca en début d'après midi après avoir croisé quelques lamas touffus.

Après l’almuerzo (le déjeuner), le directeur de l'hôtel, très sympathique nous emmène au terminal de bus. Direction Puerto Lopez, sur la côte, loin, trèèèès loin de Cuenca.

Selon notre guide, c'est faisable d'y arriver avant la nuit... Optimiste !

Nous laissons cette charmante ville avec un sentiment de pas assez. Trop de bus pour trop peu de temps. Puis la ville était vraiment sympa.

Le trajet en bus (cher !) se fait dans la montagne embrumée, c'est beau, c'est diversifié. On se demande quand cette diversité cessera, c'est dingo. Mais c'est long, très long.

On arrive enfin aux pieds des Andes, puis à Guayaquil vers 20h.

Le terminal est incroyablement gigantesque. On a l'impression d’être dans un aéroport, en plus bordélique.

Plus de bus jusqu'à Puerto Lopez. De toute façon ca aurait fait trop long.

On décide de s'avancer quand même Guayaquil et sa foule après les communautés tranquilles de San Francisco et de l’Amazonie, c'est trop pour nous.

On décide donc d'aller à Libertad, à mi chemin vers Puerto Lopez

Après 2h de route, on y parvient.

Mais en voyant la tronche de la ville avec ses superbes raffineries, on décide de pousser un peu plus loin, à Salinas, station balnéaire prisée des Equatoriens.

Cette ville est incroyable. Rien à voir avec ce qu'on a vu auparavant. Des immeubles, des grands hôtels, une « rue de la plage » pleines de kékés qui font "vroum vroum" avec le 4x4 à papa. Des boites, des bars, ça change de la quiétude de la Sierra (les Andes).

On trouve un hôtel à prix raisonnable malgré tout, mais c'est super bruyant. On dort mal, mais c'était drôle de se retrouver là.

Conseils aux voyageurs

A faire : le parc d’El Cajas, superbe paysage, flore étonnante, balade possible à cheval (un peu cher : dans les 30 dollars). Visite de la ville et son musée des arts indigènes.

S. Froger - L. Le Guen © PreparerSonVoyage.com