Mardi 10 octobre - Des plages de Los Frailes au marché d’Otavalo

Récit par Seb

Pour se remettre de cette journée, aujourd'hui c'est plage. Mais pas n'importe laquelle. Les plages du parc national Los Frailes.

Après avoir pris un desayunos (petit déjeuner) et pris nos billets de bus pour revenir sur Quito de nuit, nous allons à l'entrée du parc.

Petite explication du gardien sur la marche à suivre, et c'est parti pour environ 2h30 de marche, seuls au monde, sur un petit sentier à travers la forêt sèche, mais avec quelques indications sur la flore. Néanmoins, on croisera pas mal d'oiseaux notamment des petits perroquets et moult lézards.

Quatre chemins relient différentes plages naturelles plus sauvages les unes que les autres, avec chacune leurs spécificités.

La première, sable noir, avec une falaise habitée par les oiseaux. On pourra s'approcher très près des pélicans, frégates et cormorans qui squattent là, en évitant de se faire pincer les pieds par les crabes.

Dans les mares d'eau, oursins, algues et curieuses limaces.

La deuxième plage sert de lieux de reproduction pour les tortues marines une partie de l'année. On manque d'ailleurs de se paumer en ne voulant pas passer sur la plage et tout abimer.

Ensuite le chemin rejoint un mirador d'où on observe les plages alentours, une partie du parc, quelques îles et l'eau turquoise avec ses récifs coralliens. Pas mal...

On y mange jusqu'à ce qu'un couple de français nous fasse déguerpir.

On descend en courant vers la troisième plage. La plus belle pour se baigner. En demi-cercle, sable blanc, quasiment déserte, on regrette de ne pas avoir de masque pour la plongée. D'ailleurs on croise le couple d'allemands rencontré la veille à l'île de la plata.

Baignade, farniente pour la première fois du séjour.

Mais bon, de courte durée, Laura ne tenant pas plus de 2mn30 sans rien faire, on repart vers Puerto Lopez à 14h30.

Il ne faudrait pas louper le bus de 19h (lire cette dernière phrase de manière ironique...).

Arrivés dans la ville à 15h15, il nous reste un peu de temps à flâner : dans un bar, dans la rue, sur la plage. On s'arrête un peu pour observer un match de foot en plein milieu de la rue avec maillots, cages, arbitres, top sérieux.

On arrive enfin à l'heure du bus, qui est censé être direct jusqu'à Quito, d'où nous voulons ensuite rejoindre Otavalo et son fameux marché artisanal.

On tente le bus de nuit. 10h de trajet prévus jusqu'à Quito.

Au départ du bus, on est 5. Ca nous étonne un peu qu'un bus aille jusqu’à Quito sans s'arrêter avec 5 personnes.

Et on s'aperçoit en effet rapidement que le bus n’a d’ « ejecutivo » (direct) que le nom.

Les arrêts se succèdent jusqu'à une heure du matin avant que le bus soit plein.

D'ailleurs vu qu'il y avait de la place, on avait squatté 4 sièges histoire d'être à l'aise. Mais on s'est vite fait rappelé à l'ordre. On rigole pas avec les places dans ce pays.

On tente tant bien que mal de dormir avec la musique trop forte, avant d'arriver vers 5h30 à Quito.

La tête dans le cul, on se traine jusqu'à un bus pour Otavalo, mais pas le temps de dire ouf qu'on est déjà reparti pour 2h30 de bus... et il fait bien plus froid.

Bref, un peu long Puerto Lopez-Otavalo

Une fois arrivés, on cherche pas à se galérer. Taxi jusqu'à l'hôtel recommandé par le guide. Ca tombe bien, il est pas cher et bien.

Hop une douche, un petit déjeuner chez les proprios de l'hôtel (top décoration kitch) et direction le marché artisanal le plus grand de l'Equateur. Passage obligé des touristes.

Après avoir repris des sous, on passera une bonne partie de la journée à essayer de regarder, négocier sur le marché.

Il y a des choses intéressantes, mais ça nous emballe moins qu'au Sénégal et c'est un peu plus cher.

En tentant de retourner vers l'hôtel pour poser nos achats et aller dîner, on se paume à moitié et on met une bonne demi-heure à retrouver le bon chemin.

Sans le nom de l'hôtel et de la rue, c'est plus dur.

En chemin, on rencontre quelques cortèges impressionnants des diverses formations politiques qui font campagnes pour les prochaines élections.

On dirait un concours de beauté mélangé à un concours de tapage visuel et sonore.

C'est à celui qui se fera le plus remarquer par tous les moyens possibles.

Une vision de la politique originale.

Ca nous permet d'ailleurs d'enclencher la discussion avec un vendeur qui loue Correa le futur Chavez de l'Equateur, qui mettra un frein à l'impérialisme américain et la corruption qui mine son pays.

D'accord sur l'état des lieux, on croise les doigts pour qu'il y parvienne. Vaste tâche.

Bon, c'est pas tout, mais la journée a été longue et la nuit trop courte, après une « baby » pizza, retour à l'hôtel, livre de voyage et dodo !

Conseils aux voyageurs

Les plages de Los Frailes, bien même si il ne faisait pas très beau, nature assez sauvage et très peu de monde.

Pour Otavalo, le marché a lieu tous les jours, malgré ce qu’annoncent certaines guides (d’ailleurs évitez ces journées si vous ne voulez pas trop de foule !). Pas top, intérêt unique : ramener des cadeaux « typiques » fabriqués a la chaine... Si vous avez le temps, allez plutôt dans les villages alentours qui fabriquent directement.

S. Froger - L. Le Guen © PreparerSonVoyage.com