Samedi 30 septembre - Premiers pas en Amazonie

Récit par Laura

Nuit difficile et mouvementée. Le quartier est plus que bruyant. Des mecs dans l'hôtel hurlent, un couple sur le balcon se bécote et nous mate dormir. Le terminal terrestre n'est pas loin et c'est jour de marché. La totale !

Comme prévu, Edwin passe nous chercher à 9h. Direction le petit marché de Tena. Il nous donne le nom des fruits, des plantes, ce qu’on en fait. On arrive à la partie indienne, plus exotique, du sangre de drago (sève d'un arbre qui sert de médicament, d'antiseptique...), du miel, des perles naturelles, des grosses chenilles, des infusions et d'autres choses étranges.

On en profite pour acheter une Lintierna (lampe) pour l'Amazonie.

Le mélange moderne / traditionnel du marché est très étonnant.

Le marché fût aussi le lieu de discussion de la politique équatorienne, des élections, de la place de l'Amazonie etc.

Retour à la chambre, on a quelques heures avant de partir à Campo cocha. Une sieste et on file au terminal.

La chance nous sourit, un bus direct pour Campo cocha, notre contact pour aller au campement villageois ne nous en avait pas parlé. arf on tente ! Après tout ce n’est qu’un hameau au beau milieu de l’Amazonie, on risque pas de se tromper...

Sur le trajet, une très belle vue sur le rio napo (affluent de l’amazone) cerné de forêt s'étend à perte de vue.

Le bus nous dépose au milieu de nulle part sur un chemin. Nous avançons tout droit. On commence à voir des maisons mais pas d'indication. C'est assez curieux. On continue jusqu'à ce qu'on arrive chez une famille et qui nous équipe de 3-4 minis guides qui nous attrapent par la main pour nous amener aux cabanes.

L'endroit est sublime, plein de plantes et de fleurs dans un jardin tout mignon. Des hamacs suspendus et les 3 fameuses cabanes traditionnelles sur pilotis (pour éviter que les grosses bêtes et que l'eau ne viennent nous embêter).

On fait la connaissance de Nolwenn, une française très sympa, petit jus d'arrivée, quelques fruits et baignade dans le fleuve couleur café.

Ensuite départ pour la communauté, au passage, Nolwenn nous explique les plantations les plus courantes ici, manioc, bananes...

Arrivé à campo cocha, il y a quelques maisons, un terrain central (pour les rencontres intercommunautaires footballistiques), une petite école etdes lieux pour les réunions de la communauté qui peuvent durer plus d'un jour sans discontinuer. La communauté fonctionne en quasi autonomie avec un fonctionnement qu’on peut comparer à une association en France. Etonnant, ça laisse rêveur...

On discute encore politique, corruption, les candidats qui viennent de peindre les maisons avec leurs noms en échange d'un sac de riz.

Autres sujets de conversation, la vie de la communauté, ce qui a amené Nolwenn ici.

En revenant, on passe par la maison de la famille à César, le président de la communauté et compagnon de Nolwen, où l'on découvre une plante qui permet de faire comme du maquillage.

Je philosophe avec une petite fille qui regarde les images d'un livre Mr/Mme.

Ensuite, retour aux cabanes. Douche au seau et repas. Au programme : soupe de manioc et légumes, et le clou du repas, une grosse chenille accompagnée de riz et boulettes de plantain.

Difficile au début de croquer dedans. Nolwenn nous dit comment faire, surtout pas la tête. Ca tombe bien, je n'y pensais pas.

Au final, c'est pas mauvais (goût de beurre noisette), mais je préfère résolument le poulet. Allez après toutes ces aventures, une bonne nuit s'impose. On a vue sur la végétation. Je vérifie qu'aucun intrus n'est là. La nuit fut un peu agitée à cause de ces insectes de malheur.

Addendum de Seb :

Dans la série bébêtes sympas. On a croisé quelques fourmis qui font mal (mon pied s'en souvient) et un serpent qui fait très mal.

Nolwenn nous apprend qu'il y a également un nid de mygales à côté des cabanes et des congas (fourmis qui donnent une douleur terrible, fièvre et vomissements pendant 6 heures). Puis il y a la machaca (insecte volant a tête d’hippopotame bizarre) si elle se pose sur toi, t'es mort ! Seul remède : faire l'amour avec quelqu'un d'autre que ton concubin... Autant mourir heureux !

Enfin ça dépend sur qui on tombe, l'espérance de vie après piqûre est de 30 minutes.

Conseils aux voyageurs

Les cabañas de Namambiki de campo cocha est l’endroit ou il faut aller en équateur, Nolwen et César ont mis en place un réel projet d’écotourisme communautaire intégré loin de tous les projets bidons qu’on nous vend trop souvent. 12 $ la journée en pension complète, très bien dépensés !

S. Froger - L. Le Guen © PreparerSonVoyage.com